L'orgue de barbarie de Bernard et Philippe

L'orgue de barbarie de Bernard et Philippe

architecture et orgue de barbarie

houilles.png

 

Un lien (signalé par Claire) vers un article qui explique cette association avec 34 photos:

http://www.ivars-ballet.com/projet/conservatoire-municipal-de-musique-et-de-danse-houilles-78

 

 

Qu'un bâtiment fasse référence à l'orgue de barbarie peut surprendre mais qu'il en prenne la forme sous l'aspect d'un carton perforé demande un effort d'imagination...De plus penser à un orgue de barbarie quand on parle de musique peut être considéré comme une injure, puisque justement, il ne demande pas de connaitre la musique pour en jouer!

Et pourtant ça existe!

Il s'agit du conservatoire municipal de Houilles dans le 78.

 

Adresse : 7 Rue Gambetta, 78800 Houilles, France

Téléphone : +33 1 30 86 23 10

 

En fait un bâtiment qui dépasse sa fonction en rendant un hommage à la musique à travers un motif qui évoque les cartons des orgues de barbarie, et avec pour partie, une harmonisation de la chanson populaire  "Nous n’irons plus au bois". L'article en attribue soit disant la création en 1884 au compositeur ovillois, Victor-Frédéric Verrimst (1825-1893). Si il est bien mort à Houilles, il y a une petite confusion ou erreur car on peut aussi lire par ailleurs que:

"nous n'irons plus au bois" est une ronde enfantine française, créée à la Noël 1753 par Madame de Pompadour, pour les enfants, après que Louis XV lui eut offert l'hôtel d'Évreux, qui deviendra le palais de l'Élysée.

La comptine pour enfants "Nous n'irons plus au bois" a un sens caché et pamphlétaire qui n'est pas vraiment pour les enfants : elle évoque de façon détournée, l'interdiction des maisons de prostitution pendant le règne de Louis XIV. Sous l'influence de madame de Maintenon, face à une épidémie de maladies vénériennes, le roi signe une ordonnance le qui instaure le délit de prostitution.

Une branche de laurier au-dessus de la porte signalait la présence d'une maison close, ce qui explique le début de la chanson « Nous n'irons plus aux bois, les lauriers sont coupés". Cette comptine a donc été crée bien avant la naissance de Victor Frédérique Verrismt.

 

 

Par contre cet arrangement ne pourra être décodée que par un "noteur", et encore, seulement si il connait dans quel standard l'architecte a fait faire le perçage de la tôle. Un détail absent dans les explications données ci-dessus et une lecture du procédé qui n'est certainement pas à la portée du public qui passe devant ce conservatoire, surtout si il s'agit d'un standard des années 1753 et quelques. Pour le vérifier il faut déduire la mélodie sur les pistes tout en évitant un anachronisme et une faute de culture historique ou musicale...

Mais l'idée est bonne même si la justification est peut-être erronée.

 

 

 



22/06/2020
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